Activités

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Evaluation de nouveaux tests diagnostiques

L’évaluation ou la mise au point de nouveaux tests ou algorithmes diagnostiques, de nouvelles techniques utiles au suivi de l’efficacité des traitements constituent un axe fort du Département de recherche clinique. Les efforts sont déployés en direction des trois grandes maladies que sont l’infection par le VIH, la tuberculose et le paludisme mais également en direction de certaines maladies tropicales négligées.

L’infection par le VIH

Dans le domaine de l’infection par le VIH chez l’adulte, l’enfant ou le nouveau-né, les projets concernent la vérification des performances intrinsèques de différents tests de diagnostic rapide ou de nouvelles techniques de mesure du taux de cellules T-CD4, utilisables au point de traitement du malade ou au point de contact du malade avec les structures de santé périphériques («point-of-care»).

La tuberculose

Afin d’améliorer le diagnostic de la tuberculose dans les centres de santé périphériques, aussi bien chez l’adulte que chez l’enfant, infectés ou non par le VIH, une série d’études a été lancée au Kenya à Homa Bay et en Ouganda dans la base de recherche de Mbarara en s’appuyant sur le laboratoire de mycobactériologie de niveau sécurité BSL3. Il s’agit d’améliorer le rendement des prélèvements biologiques ou des cultures de mycobactéries et, dans un proche avenir, d’introduire des techniques moléculaires.

Les maladies tropicales négligées

L’ulcère de Buruli, infection cutanée due à une mycobactérie, sévit encore en zone tropicale humide. Au Cameroun, Epicentre et ses partenaires se sont engagés dans une recherche visant à établir un algorithme diagnostique des plaies cutanées afin de différencier l’ulcère de Buruli des autres ulcères cutanés qui n’ont pas la même sanction thérapeutique.

Le suivi de 2 ans nécessaire avant de conclure à l’efficacité du traitement des patients atteint de trypanosomose humaine africaine en phase 2 constitue une charge pour les malades et un frein au développement de nouveaux traitements. En analysant les données issues de 12 programmes MSF, Epicentre a validé un indicateur d’efficacité du traitement permettant de raccourcir ce délai à 6 ou 12 mois.