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Evaluation et suivi de l’évolution de la résistance à la sulfadoxine-pyriméthamine et à l’Amodiaquine au cours de la Chimioprévention Saisonnière du Paludisme dans deux aires de santé, Madarounfa, Région de Maradi.

  • 2013/07/01
  • 2016/12/31
Chef de projet
  • Lynda Woi Messe
Pays
  • Niger
Thématique
  • Paludisme
Partenaire
  • FORSANI, MSF

Le paludisme reste un problème de santé important car est de loin la plus importante des maladies parasitaires tropicales dans le monde. Dans de nombreux pays en développement, notamment en Afrique, le paludisme coûte très cher en vies humaines, en frais médicaux et en journées de travail perdues. Au Niger, le paludisme est responsable d’une morbi-mortalité élevée. Ainsi, diverses stratégies sont déployées pour réduire le fardeau de la morbidité et de la mortalité associées au paludisme en accord avec le programme mondial « Roll Back Malaria ». Parmi celles-ci, on note les stratégies en rapport avec la prévention telle que le traitement préventif intermittent du nourrisson (TPIn) avec la Sulfadoxine-pyriméthamine Pyriméthamine (SP) (TPIn préconisée en mars 2010 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)). Ensuite, en 2012, la même organisation internationale a recommandé que l’on applique la chimioprévention du paludisme saisonnier (CPS) en zone de forte transmission saisonnière du paludisme dans toute la sous-région du Sahel. Mais l’émergence des résistances à la SP et d’autres antipaludiques est observée depuis plusieurs années en Afrique. Ce qui pourrait remettre en question ces différentes stratégies de chimioprévention aux antipaludiques. Ce constat justifie la mise en place d’un système de surveillance de la sensibilité des parasites aux médicaments afin d‘adapter les traitements aux niveaux de sensibilité observés sur le terrain. Plus récemment, la caractérisation de marqueurs moléculaires et de mutations prédictives de résistances aux antipaludiques a ouvert de nouvelles perspectives pour la surveillance des résistances. En ce qui concerne la CPS, le Ministère de la Santé Publique au Niger et les ONG collaboratrices souhaitent la mettre en œuvre dès le début de la saison hivernale 2013. Pour cela, Epicentre va effectuer un suivi en effectuant une étude visant à évaluer le niveau de résistance moléculaire à la SP et l’amodiaquine dans le département de Madarounfa au Niger.