Projets

image description  

Surveillance des gastro-entérites à rotavirus chez les enfants de moins de 3 ans de la ville de Niamey et de la région de Maradi au Niger, 3ème année de surveillance

  • 2012/06/01
  • 2013/07/01
Chef de projet
  • Lynda Woi Messe
Pays
  • Niger
Partenaire
  • Centre Hospitalier Régional de Maradi, Niger - CERMES, Niamey, Niger

Les rotavirus sont la cause la plus fréquente de gastroentérite grave et de déshydratation qui s’ensuit chez les jeunes enfants, tant dans les pays industrialisés que dans ceux en développement. D’après des études récentes, 500 000 à 600 000 enfants meurent chaque année des suites de la gastroentérite à rotavirus. Pour répondre à un tel fardeau, plusieurs vaccins anti rotavirus ont été développés ou sont en cours de mise au point.

L’OMS réaffirme que les vaccins antirotavirus constituent une mesure importante qui peut être utilisée pour réduire la diarrhée grave à rotavirus et la mortalité infantile. L’emploi des vaccins antirotavirus doit faire partie d’une stratégie exhaustive de lutte contre les maladies diarrhéiques. Celle-ci doit comprendre, entre autres interventions, une amélioration de l’hygiène et de l’assainissement, une complémentation en zinc, l’administration de solutions de réhydratation orale dans la communauté et une amélioration générale de la prise en charge des cas (6).Deux vaccins contre le rotavirus ont montré leur sécurité d’emploi et leur efficacité à prévenir la diarrhée associée au rotavirus. Pour évaluer l’impact potentiel de l’introduction du vaccin anti rotavirus dans ces pays, et mieux cibler les besoins, il est essentiel de connaître à la fois le fardeau qui y est associé et les souches circulantes dans la région. A cette fin, il est conseillé de mettre en place une surveillance de la maladie à rotavirus avant d’introduire le vaccin.

Ainsi, ce besoin de disposer de ces informations dans les pays du Sud comme le Niger, a aboutit à la mise en œuvre d’une étude sur la surveillance des gastroentérites à rotavirus dans deux régions au Niger de 2009 à 2012 par Epicentre. L’objectif principal de cette surveillance était de déterminer la morbidité et l’épidémiologie des diarrhées sévères à rotavirus dans des zones de surveillance définies. Cette étude a permis d’apporter des premières données sur le rotavirus au Niger, ainsi que de dégager des questions et de nouveaux axes de recherche, tels que l’impact de la malnutrition sur les diarrhées à rotavirus. Nous proposons maintenant de prolonger la surveillance du rotavirus établie jusqu’à l’introduction d’un vaccin, afin d’en pouvoir mieux mesurer l’impact, ainsi que d’approfondir les nouvelles pistes de recherche dégagées.

Pour cette 3ème phase qui va démarrer au mois de juillet 2012, il s’agira de poursuivre la description la morbidité et l’épidémiologie des diarrhées sévères à rotavirus dans les zones de surveillance de la ville de Niamey et de la région de Maradi, au Niger pour renforcer les données de base avant l’introduction du vaccin chez les enfants de 0 à 35 mois (moins de 3 ans).