Doses fractionnées vaccin fièvre jaune
Démarrage de la prochaine phase
Les résultats concernant la date d'immunogénicité 28 jours après la vaccination et les données sur l'innocuité ont été examinés par le le comité de pilotage sur les données et la sécurité (Data and Saferty Monitoring Board, DSMB) de l'étude. Les résultats ont été satisfaisants, permettant le recrutement de 420 enfants à Mbarara, en Ouganda, et de 250 adultes infectés par le VIH à Kilifi, au Kenya, pour évaluer la non-infériorité du vaccin présélectionné par l'Organisation Mondiale de la Santé (le vaccin contre la fièvre jaune du Chumakov Institute) par rapport au vaccin non fractionné.
L'essai clinique en quelques mots
En 2016, des foyers de fièvre jaune se sont déclarés en Afrique (Angola, République démocratique du Congo (RDC) et Ouganda) ainsi qu'en Amérique du Sud (Brésil, Colombie et Pérou). Les stocks de vaccins contre la fièvre jaune étaient insuffisants pour protéger toutes les personnes à risque. L'Organisation mondiale de la santé a recommandé l'utilisation d'une dose fractionnée, soit 1/5e de la dose complète. Cette recommandation est fondée sur des données provenant d'un nombre limité d'études cliniques selon lesquelles une dose aussi réduite offrirait une protection adéquate contre la maladie. Epicentre mène une étude clinique dans son centre de recherche à Mbarara, en Ouganda, et au Medical Research Institute-Wellcome Trust Research Programme à Kilifi, au Kenya, afin d'élargir la base de données sur l'utilisation d'une dose fractionnée, sa sécurité, son efficacité et une meilleure compréhension de la durée de la protection acquise par des doses fractionnées du vaccin contre la maladie. Ces informations peuvent ensuite servir de base à de meilleures recommandations sur l'utilisation des vaccins contre la fièvre jaune dans les situations d'urgence.